23 mai 2020

Séries Ramadan 2020 – Prophète Soulayman

Comme nous l’avons cité dans l’épisode précédent, Soulayman était l’un des fils du prophète Daoud. Après la mort de son père, Soulayman prit le pouvoir auprès du peuple d’Israël. Soulayman était connu chez les fils d’Israël pour sa bonne moralité, sa religion et sa foi, à l’image de son père.

Le royaume de Soulayman

Tout le monde fut rassemblé pour Soulayman, les djinns, les hommes et les bêtes, tout son royaume « Et furent rassemblées pour Souleyman, ses armées de djinns, d’hommes et d’oiseaux et furent placées en rangs » (Sourate 27, Verset 17)

Allah lui avait enseigné la langue des oiseaux et des bêtes. Il comprenait même le langage des fourmis. « …Ô gens ! On nous a appris le langage des oiseaux et on nous a donné part de toute chose. C’est là vraiment la grâce évidente » (Sourate 27, Verset 16)

Allah avait donné également à Soulayman le miracle du vent qui le transportait dans le ciel à l’endroit où il souhaitait « Et à Soulayman (Nous avons assujetti) le vent, dont le parcours du matin équivaut à un mois (de marche) et le parcours du soir, un mois aussi… » (Sourate 34, Verset 12).

Les djinns, les démons, les hommes et les bêtes lui étaient également assujettis, ce qui fit de lui le détenteur d’un grand royaume.

Soulayman et l’histoire de la fourmi

Dans le Saint Coran, nous avons une sourate nommée « Les Fourmis » qui contient un passage racontant ce récit. Un exemple du miracle qu’Allah lui avait procuré : savoir parler avec les animaux.

Soulayman en marche avec son armée, s’approcha d’une fourmilière et entendit une fourmi qui avertissait son peuple « Quand ils arrivèrent à la vallée des Fourmis, une fourmi dit « Ô fourmis, entrez dans vos demeures, [de peur] que Soulayman et ses armées ne vous écrasent [sous leurs pieds] sans s’en rendre compte » (Sourate 27, Verset 18)

« Il sourit amusé par ses propos … » (Sourate 27, Verset 19)

Soulayman et la reine de Saba’

Soulayman doté d’un immense royaume, avait pour habitude d’inspecter toutes ces armées (djinns, hommes, bêtes). Un jour, alors qu’il inspectait, il remarqua qu’il manquait un oiseau : la huppe.

« Puis il passa en revue les oiseaux et dit « Pourquoi ne vois-je pas la huppe ? Est-elle parmi les absents ? » (Sourate 27, Verset 20). Soulayman ne savait pas où la huppe était et cela le mit en colère et il espéra que la huppe aurait une bonne excuse pour expliquer son absence « Je la châtierai sévèrement ! Ou je l’égorgerai ! Ou bien elle m’apportera un argument explicite » (Sourate 27, Verset 21). 

La huppe revint vers Soulayman en apportant une nouvelle « Mais elle n’était restée (absente) que peu de temps et dit « J’ai appris ce que tu n’as point appris ; et je te rapporte de Saba’ une nouvelle sûre »

Quelle était alors cette nouvelle dont la huppe parlait ? « J’ai trouvé qu’une femme est leur reine, que de toute chose elle a été comblée et elle a un trône magnifique » (Sourate 27, Verset 23).

« Je l’ai trouvée, elle et son peuple se prosternant devant le soleil au lieu d’Allah… » Sourate 27, Verset 24). Soulayman fut frappé par cette nouvelle.

Soulayman fit ce qui était dans son possible pour ramener la reine de Saba’ (nommée Balquiss) sur le chemin de la droiture et lui faire adorer elle et son peuple le Dieu l’Unique.

Pour cela après des échanges par lettre avec la reine, il demanda qu’on construise un palais en cristal et qu’on y installe un passage en cristal sous lequel coulait de l’eau avec des animaux aquatiques. À son arrivée, la reine de Saba’ fut invitée à y entrer « Puis quand elle le vit, elle le prit pour de l’eau profonde et elle se découvrit les jambes… » (Sourate 27, Verset 44)

Par cette image, Soulayman a voulu montrer à la reine que les choses ne sont pas toujours fidèles à leur apparence. Ainsi même si elle voyait le soleil comme la force la plus puissante sur terre, il existait une force encore plus puissante, Celui qui a créé ce soleil : Allah

La reine comprit tout de suite le message et dit « …Seigneur je me suis fait du tort à moi-même : je me soumets avec Soulayman à Allah, Seigneur de l’univers » (Sourate 27, Verset 44)

La mort de Soulayman

On rapporte que Soulayman était informé quelques heures plus tôt que l’ange de la mort allait prendre son âme, il ordonna alors aux djinns de lui construire un sanctuaire à l’endroit même où il était assis. Il se mit à prier en s’appuyant sur sa canne pendant que les djinns construisaient.

L’ange de la mort prit son âme, le corps de Soulayman resta dans la même position intacte et les djinns le croyaient toujours vivant et ce, durant un certain temps. Ce qui poussa les djinns à continuer à travailler et construire ce sanctuaire. Jusqu’à ce que sa canne commençât à être rongée au fil du temps, ce qui fit s’écrouler le corps de Soulayman.

« Puis quand nous décidâmes sa mort, il n’y eut pour les avertir de sa mort que la « bête de la terre », qui rongea sa canne. Puis il s’écroula, il apparut tout évidence aux djinns que s’ils savaient vraiment l’inconnu, ils ne seraient pas restés dans le supplice humiliant [de la servitude] » (Sourate Saba ; verset 14)

Ainsi s’achèvent l’histoire de Soulayman ainsi que la série des histoires sur nos prophètes bien aimées. En espérant que nous avons pu vous apprendre certaines choses et que chacun de nous a pu en tirer des morales et des conclusions pour sa propre personne.

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